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L'ancienne mairie

Le 6 décembre 1866, le conseil municipal décide la construction sur la partie nord de la place publique (l'actuelle place Charles-de-Gaulle, à l'emplacement de l'ancien cimetière) d'un bâtiment comprenant, au rez-de-chaussée, la salle de mairie, deux salles de classe(1) et, à l'étage, deux logements de fonction pour les instituteurs.
En 1971, les classes ayant été transférées dans un groupe scolaire neuf, la libération des locaux permet d'agrandir la mairie. La classe des garçons devient la salle des mariages et la classe des filles abrite divers clubs communaux.
En 1986, après le transfert de la mairie dans son site actuel, les locaux du rez-de-chaussée sont affectés à la restauration scolaire.

L'actuelle mairie

La nouvelle mairie(2) est installée dans une gentilhommière construite en 1643.
Elle ne comporte alors que le centre du bâtiment actuel avec ses deux étages et ses lucarnes. Elle prend le nom de "Maison Neuve", pour la différencier du château.
Pendant la Fronde, en avril 1652, Louis XIV et sa suite passent une nuit à Cannes-Ecluse. Alors que le roi séjourne au château, la suite royale occupe la "Maison Neuve"(3).
Jusqu'en 1810, le bâtiment change de nombreuses fois de propriétaire (voir liste ci-dessous).

En 1810, elle est acquise par le comte Charles Amable de Fautras (que ses descendants surnomment le "Postillon" car pendant la révolution il s'était fait engager au relais de poste du Petit Fossard.) qui y ajoute les deux ailes munies de terrasses.
Elle passe ensuite dans la famille de son beau-frère, le marquis Joseph de la Vergne de Tressan, et y reste jusqu'à sa vente à la commune en 1984 par l'arrière arrière petite nièce du comte, Françoise Pajot, marquise de Tressan.
Le bâtiment est au milieu d'un parc d'un hectare et demi, comportant pas moins de trois puits et où se trouvent également les ateliers municipaux. Une petite aile supplémentaire à droite de la mairie abrite l'agence postale de la commune.
La mairie y est installée en 1986.
Elle abrite un dépôt de trouvailles archéologiques. Un portrait du comte de Fautras orne la salle du conseil.

Les propriétaires de la "Maison Neuve"

  • Avant 1679, elle appartenait aux Sieur et Dame Faudol.
  • Le 3 mars 1679, elle est acquise par les Sieur et Dame Lecamus par adjudication de saisie sur les Sieur et Dame Faudol.
  • En 1681, la Maison Neuve est achetée par Messire Charles, capitaine conseiller du roi.
  • En 1713, Françoise de Bonigale, veuve de Messire Charles, vend la propriété à Louis le Féron, chevalier de Saint-Louis(6), capitaine au régiment de la reine.
  • Le 29 janvier 1717, Louis le Féron vend la Maison Neuve à Daniel Auger de Subercase(7).
  • Le 26 août 1746, Marie Françoise Philippart, veuve de François Marchand, contrôleur des actes des notaires de Montereau, qui avait hérité de la Maison Neuve de Daniel Auger de Subercase, la vend à Messire Louis, comte des Reaulx, marquis de Coclois, seigneur de Cannes. Le château et la "Maison Neuve" ont alors le même propriétaire.
  • Le 16 août 1775, Yves Desmarest, comte de Maillebois(8), gouverneur de Douai, chevalier des ordres du roi, lieutenant général de ses armées, hérite du domaine du marquis de Ganay qui l'avait institué pour son légataire universel, seul et unique héritier, au détriment de son neveu.
  • Le 8 janvier 1780, la maison neuve passe à Jean Rataud, secrétaire de M. Fourqueux, conseiller d'état.
  • Le 16 février 1791, elle est acquise par Pierre Nicolas Préau, marchand de biens à Montereau.
  • Le 16 octobre 1810, la Maison Neuve" est achetée par le comte Charles Amable de Fautras.
  • En 1984, elle devient la propriété de la commune.

 

  1. Filles et garçons sont séparés. Il en est ainsi jusque dans les années 1960.
  2. D'après les annales de la famille de Tressan transmises en 1986 au maire Gilbert Chiarelli par Françoise Pajot, marquise de Tressan, dernière occupante privée de la demeure.
  3. Les soldats se dispersent dans le village et pillent les habitants.
  4. D'azur, à trois faux levées d'argent, emmanchées d'or : bleu, avec trois faux aux lames blanches et aux manches jaunes. Couronne de comte.
  5. D'argent au chef de gueules, chargé de trois coquilles d'argent ombrées de sable : blanc, le haut rouge avec trois coquilles blanches avec ombres noires. Couronne de marquis.
  6. L’ordre royal et militaire de Saint-Louis est un ordre honorifique français créé en avril 1693 par Louis XIV pour récompenser les officiers les plus valeureux. Le bénéficiaire devait être catholique et avoir servi plus de dix ans comme officier, mais pas forcément noble. En 1791, l’ordre de Saint-Louis est réuni avec le mérite militaire sous le nom de "Décoration militaire", supprimée le 15 octobre 1792.
  7. Né à Orthez le 12 février 1661, il arrive au Québec en 1687. Le 1er avril 1702, il est nommé gouverneur de Plaisance à Terre-Neuve (l'actuelle Placentia), puis en avril 1706 gouverneur de l'Acadie. Il défend Port-Royal, assiégée par les britanniques. Mais en 1710 il doit capituler. Il revient vivre dans le Béarn puis à Cannes-Ecluse où il décède le 20 novembre 1732. Il est enterré dans l'église.
  8. 1715 – 1791. Arrière-arrière-petit-neveu de Colbert, il se distingue sous les ordres de son père, maréchal de France, et est fait lieutenant général des armées en 1748. Membre honoraire de l'Académie royale des sciences en 1749 et chevalier de l'ordre du Saint-Esprit en 1757, il se distingue à la prise de Port-Mahon en 1756 sous les ordres du maréchal de Richelieu. Il est gouverneur de Douai, inspecteur général de l'infanterie, maître de la garde robe du roi et lieutenant général en Languedoc.