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La délocalisation du cimetière

Jusqu'au 19ème siècle, comme c'est la tradition dans de nombreux villages, le cimetière est situé devant l'église, au centre de l'agglomération.
Mais au fil des ans, il atteint un degré de saturation tel qu'il est nécessaire d'envisager un autre site. La commune fait alors l'acquisition d'un terrain situé en dehors de l'agglomération, sur la route de la Brosse-Montceaux, dans une zone non inondable.
Ce nouveau site est ouvert en 1857.
Les deux cimetières sont utilisés en parallèle jusqu'en 1867, date à laquelle les restes des défunts enterrés à l'ancien cimetière sont transférés au centre du nouveau cimetière. Il ne subsiste plus dès lors que le cimetière actuel.
Le 6 décembre 1866, le conseil municipal décide la construction d'un bâtiment avec la salle de mairie, deux classes et deux logements au nord de l'ancien cimetière.
En 1869, le centre du village est remodelé par sa transformation en place publique, qui porte maintenant le nom de Charles de Gaulle.

D'agrandissement en agrandissement

Le cimetière de 1857 a la forme d'un trapèze de 58 mètres de petit côté et 58 mètres de hauteur(1), accolé au "chemin de la Crotte au Renard"(2) (l'actuelle rue de la Prairie).
On y pénètre par un portail depuis la "route de Montereau à Montmachoux" (l'actuelle rue Désiré Thoison dans sa partie Est) et par une petite porte annexe dans le coin Ouest.
Une allée en fait le tour et deux allées principales se croisent en son centre, laissé dégagé. Les tombes sont implantées sur les côtés et en rangées parallèles à la rue de la Prairie. Un petit bâtiment est construit dans l'angle Sud et un puits est creusé à côté.
En 1905, le cimetière est agrandi de 17 mètres vers l'Est, conduisant à la surface actuelle de 6 087 m².
Une extension de 6 685 m² est anticipée par la commune dans les années 2000. Elle commence à être utilisée en 2011 avec un columbarium et un jardin du souvenir.

Les tombes remarquables

Les numéros renvoient aux indications du plan ci-dessous.

  1. Louis Alexandre Jozon
    Maire de Voulx en 1835 – 1836, maire de Cannes-Ecluse de 1843 à 1857.

  2. Etienne Lombard
    Beau-père de Louis-Alexandre Jozon, maire de Cannes-Ecluse de 1830 à 1835 et de
    1838 à 1843. Propriétaire de la tuilerie.
    (2bis) Une chapelle funéraire plus imposante abrite d'autres membres de la famille Lombard.

  3. Alexandre Jozon
    Fils de Louis Alexandre, maire de Cannes-Ecluse de 1871 à 1907.

  4. Famille Dulong de Rosnay
    La chapelle funéraire est la dernière demeure de plusieurs membres des familles Dulong de Rosnay, de Fitz-James et de Miramon qui furent les propriétaires successifs du château dans les années 1820 – 1920.
    L'emplacement est offert gracieusement par la commune en remerciement des largesses du comte Hermand Dulong de Rosnay envers Cannes-Ecluse et ses habitants.
    La chapelle porte le monogramme DR et le blason des Dulong de Rosnay.
    La liste des personnes qui y reposent n'est pas connue exactement car la porte est verrouillée et les descendants de ces familles ont perdu tout contact avec Cannes- Ecluse. Quoi qu'il en soit, on peut identifier :
    - le comte Hermand Dulong de Rosnay (1805 – 1894),
    - la comtesse Marie Deville (1819 – 1901), son épouse,
    - Madeleine Dulong de Rosnay, leur fille (1845 – 1913),
    - Jacques Charles Edouard de Fitz-James, leur gendre (1834 – 1913),
    - Sylviane Eglé Finot (1884 – 1913), leur belle-fille,
    - Edouard Jacques Joseph de Fitz-James, leur petit-fils (1880 – 1914), maire de Cannes-Ecluse de 1912 à 1914.

  5. Famille de Tressan
    La chapelle funéraire est la dernière demeure de plusieurs membres de la famille de la
    Vergne de Tressan qui fut propriétaire de la "Maison Neuve", l'actuelle mairie. Elle porte
    le blason de la famille.
    La liste des personnes qui y reposent n'est pas connue exactement car la chapelle funéraire est verrouillée.
    On peut quand même noter :
    - Georges de la Vergne de Tressan, né en 1877, Saint-Cyrien, capitaine au 41ème
    régiment d'infanterie, décédé le 4 octobre 1914 à Neuville-Vitasse (Pas de Calais), chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume,
    - sa fille, Françoise Pajot, marquise de la Vergne de Tressan, qui vendit la "maison
    neuve" à la commune en 1984,
    - et son gendre, Jacques Pajot, propriétaire de la sucrerie de Montereau.

  6. Famille Aubineau
    Les Aubineau étaient les fermiers de la ferme du château appartenant au comte Dulong
    de Rosnay.
    La chapelle est laissée à l'abandon. Y reposent en particulier :
    - Nicolas Aubineau, maire de 1858 à 1871,
    - Léon Aubineau, maire de 1908 à 1912.

  7. Abbé Pierre Pascal Emmanuel Blanquet
    Curé de Cannes de 1833 à sa mort le 28 août 1877.
    L'emplacement est offert gracieusement par la commune en remerciement des services rendus par l'abbé. A ses côtés reposent son père et sa soeur.

  8. Abbé Edmond Régnard
    Curé de Cannes-Ecluse et d'Esmans de 1954 à 1976.

  9. Soldats polonais
    Cinq soldats polonais qui, entre mars et août 1919,
    sont morts à l'hôpital militaire provisoire :
    - Francisnek Kaserzak,
    - Joseph Kolakowski,
    - Szycman Kosek,
    - Wladislas Kowal,
    - Jean Wilicki.

  10. Monument aux morts 1914 – 1918
    Petit monument qui ne porte aucun nom. Il a été laissé en place après le transfert de l'actuel monument aux morts(3).

  11. Soldats morts pour la France
    - André Bachelet (1ère guerre mondiale),
    - Daniel Bezard (1ère guerre mondiale),
    - Jean Gibiau (1934),
    - Marceau Gironde (1ère guerre mondiale),
    - Georges Ifanger (1ère guerre mondiale),
    - Armand Joineau (1ère guerre mondiale),
    - Joseph Lange (2ème guerre mondiale),
    - André Loinard (1ère guerre mondiale),
    - Camille Marcotte (1935),
    - Georges Mondion (1ère guerre mondiale).

  12. Désiré Thoison
    Maire de Cannes-Écluse de 1919 à 1934.

  13. Marcel Brusseau
    Maire de Cannes-Écluse de 1936 à 1953.

  14. André Conet
    Maire de Cannes-Écluse de 1953 à 1962.

  15. Pierre Paccou
    Maire de Cannes-Écluse de 1971 à 1983.

  16. Ossements transférés du cimetière ancien à l'ouverture du cimetière nouveau en 1867.

  1. La monographie communale de 1888 (par Hilaire Blin, l'instituteur) montre une forme rectangulaire, mais il semble peu probable que le plan soit conforme à la réalité car on ne trouve pas trace d'une rangée de tombes partant du coin Ouest, perpendiculairement au mur Ouest.
  2. Noms relevés sur la monographie communale.
  3. Transféré en 1998 du cimetière à sa place actuelle devant l'église.